Un beau bateau de guerre, dans le port de Williamstown, au sud-ouest de Melbourne, quel beau spectacle! “Ăa mĂ©rite bien une photo” me dit Houda…. et Plouf! Voila que son GSM tombe entre les planches du ponton qui mĂšne au destroyer… Quelle sale blague. Le foutu appareil lui a glissĂ© des mains et, aprĂšs avoir rebondi une fois sur les planches, il a plongĂ© directement dans l’eau. La mĂ©saventure aura durĂ© moins de deux secondes.

đŹ Houda tentant de repĂȘcher son GSM…
En fait, nous Ă©tions en train d’attendre Tara qui rend visite Ă son mĂ©decin pour son check-up annuel. Elle nous avait proposĂ© de nous conduire dans ce village oĂč elle a passĂ© son enfance histoire de nous occuper et nous changer les idĂ©es. L’endroit n’est pas mal, mais il fait froid et il n’y a pas grand monde dehors. AprĂšs une bonne pizza au coin du feu dans un cafĂ© du coin, Tara nous dĂ©pose au centre-ville pour qu’on puisse racheter un nouveau GSM. Difficile en effet d’imaginer vivre sans tĂ©lĂ©phone, ni internet ici… AprĂšs une bonne heure de recherche, on retrouve par chance le mĂȘme modĂšle chez Optus, Ă 259$. Ăa correspond plus ou moins au prix qu’on avait payĂ© en Belgique avant de partir. Je n’imaginais pas que c’Ă©tait si compliquĂ© d’acheter un GSM ici. En fait, la plupart des tĂ©lĂ©phones ont l’air trĂšs bon marchĂ© Ă premiĂšre vue, mais ils sont inclus dans des offres spĂ©ciales et sont complĂštement verrouillĂ©s. Autrement dit, tout est fait pour ne pas pouvoir changer facilement d’opĂ©rateur. Bien sĂ»r, il y a moyen d’aller dans le quartier chinois pour rendre le GSM “unlocked” mais ça fait sauter directement la garantie et, vu le look des magasins qui proposent ça, je n’ai pas trop confiance. On paye donc les 60$ de plus pour acheter directement un GSM “unlocked”. Il faut aussi acheter une nouvelle SIM et une nouvelle recharge. LĂ aussi, il y aurait certainement eu moyen d’essayer de rĂ©cupĂ©rer au moins l’ancien numĂ©ro (et peut-ĂȘtre mĂȘme un peu de crĂ©dit? on peut rĂȘver), mais finalement on prĂ©fĂšre payer pour avoir un GSM fonctionnel le jour mĂȘme. De plus, il y a peu de monde qui a ce vieux numĂ©ro et le seul rĂ©el problĂšme est l’agence immobiliĂšre qui doit toujours nous contacter pour faire rĂ©parer le four et installer le fan dans la salle de bain.

đŹ Une “Carlton Cold” pour se rĂ©chauffer au coin du feu.
A propos du four, nous avons donc attendu comme prĂ©vu l’ouvrier qui venait le rĂ©parer. On Ă©tait tout content. En fait, il venait seulement vĂ©rifier qu’il y avait bien un problĂšme. La bonne nouvelle c’est qu’il a immĂ©diatement compris ce qui ne fonctionnait pas (ben oui, c’est un rĂ©parateur de four, pas un plombier, comme la derniĂšre fois). La mauvaise nouvelle c’est qu’il doit maintenant demander l’autorisation de rĂ©paration Ă l’agence avant de pouvoir faire quoi que ce soit. Minimum 2 semaines de dĂ©lai, Ă nouveau…Pff… Mais quelle perte de temps!! C’est incroyable… Pour rĂ©sumer, si la bonne femme de l’agence avait seulement pris 2 secondes pour lire correctement le mail initial que je lui avais envoyĂ© le 1er mai, on aurait gagnĂ© 2 mois sur le temps de rĂ©paration. J’imagine qu’elle a seulement entrevu que je disais qu’on sentait le gaz lorsque le four essayait de s’allumer sans succĂšs et elle en a conclu que c’Ă©tait une fuite de gaz… d’oĂč l’appel au plombier.
Ah, le plombier… s’il savait au moins qu’il est maintenant cĂ©lĂšbre dans le monde entier grĂące Ă mon blog… En effet, un des mots clefs les plus utilisĂ©s sur google pour tomber sur mon blog est actuellement “Georges le plombier”, pas loin derriĂšre “image de singe rigolo” et “moka royal”. C’est drĂŽle internet… J’espĂšre que ma photo du singe rigolo du zoo de Melbourne aura Ă©tĂ© utilisĂ©e quelque part.
Mon prof est rentrĂ© de son sĂ©jour en Europe et nous nous prĂ©parons pour l’inviter chez nous avec Tara. Pour Ă©viter la grande panique traditionnelle de la pastilla-day, je propose Ă Houda de tenter d’en faire une avant le jour D (c’est comme ça qu’on dit ici). C’est dĂ©jĂ pas simple chez nous, mais ici ça devient du vrai sport. La majoritĂ© des ingrĂ©dients ne sont pas facilement trouvables dans le commerce vu l’absence d’Arabes. Pour les feuilles de brick, on se rabat sur de la “filo pastry” d’origine grecque, qui se rĂ©vĂ©lera finalement ĂȘtre un trĂšs bon substitut. On achĂšte aussi un mixer “Abode” pour couper les amandes et on trouve de l’eau de fleur d’oranger au Prahran market. Il ne manque de le “ras el hanout”… tant pis, on s’en passera cette fois-ci. On achĂšte enfin un petit moule Ă gĂąteau de 25cm qui nous permet de ne pas devoir manger les restes de pastilla pendant une semaine.

đŹ Essai de pastilla par Houda.
Le rĂ©sultat est assez rĂ©ussi (voir photo). La pĂąte est bien croustillante et l’intĂ©rieur se tient bien. J’aime bien arroser le tout avec un gros supplĂ©ment de fleur d’oranger et de sel (au dessus du sucre qui recouvre la pastilla, c’est extra!). Comme on n’avait rien comme accompagnement, je me suis fait en complĂ©ment une petite salade-mayo qui m’aurait valu la peine de mort au Maroc. Moi, ça m’a bien goĂ»tĂ© en tout cas.
Aujourd’hui, pour prĂ©parer ce mĂȘme futur repas, j’essaye une entrĂ©e de Maman que j’ai Ă©tĂ© forcĂ© de rebaptiser “les scampis sans pastis”. Ăa n’a pas l’air simple de trouver ici le pastis et le cognac qu’il faut normalement mettre dans cette soupe et vu le prix de l’alcool, on n’a pas insistĂ©. Pour avoir un goĂ»t un peu anisĂ©, j’ai mis le coriandre qui restait de la prĂ©paration de pastilla. J’espĂšre que ça donnera le mĂȘme effet. Verdict ce soir!
