Depuis quelques mois, je me dis que nous n’utiliserons plus jamais la tĂ©lĂ©vision, ou plutĂŽt, je devrais dire la tĂ©lĂ©distribution. La TV est tout le temps allumĂ©e, mais finalement, c’est pour ma femme, qui utilise une sorte de Netflix Ă©gyptien ou qui caste des vidĂ©os YouTube…

En ce qui me concerne, je ne regarde vraiment plus la tĂ©lĂ©vision. Auparavant, j’aimais bien “zapper”. Passer d’une chaĂźne Ă  l’autre. Regarder cinq minutes. Tomber par hasard sur une Ă©mission et puis repasser sur une autre chaĂźne. C’était amusant.

Aujourd’hui, lorsque je rentre du travail, je passe souvent un petit moment dans le fauteuil, en face de la tĂ©lĂ©vision qui parle arabe, et j’allume ma tablette pour regarder, moi aussi, des vidĂ©os YouTube qui m’intĂ©ressent. On a aussi cette pression permanente, actuellement, pour « optimiser notre temps ». Je sais que certaines personnes qui regardent des sĂ©ries les regardent en vitesse 1,5x ou 2x pour avoir vu la sĂ©rie, mais ne pas perdre trop de temps. ParallĂšlement Ă  ça, on passe un temps fou Ă  doom-scroller sur les rĂ©seaux sociaux. C’est assez paradoxal.

La seule interaction que j’ai avec la tĂ©lĂ©distribution est finalement remplacĂ©e par les podcasts sur Spotify, la radio que j’écoute tous les jours sur mon vĂ©lo (Ă  travers Internet) et le journal parlĂ©, que je regarde maintenant avent de m’endormir grĂące Ă  Auvio, sur Internet aussi. À aucun moment, je n’ai donc besoin de la tĂ©lĂ©distribution classique.

Dans mon abonnement Proximus, il y a Ă©galement le tĂ©lĂ©phone fixe, qui, lui aussi, est complĂštement abandonnĂ©. Depuis peu, on l’a mĂȘme complĂštement oubliĂ©, parce que mĂȘme les dĂ©marcheurs ne nous appellent plus! Pendant tout un temps, il reprĂ©sentait la grande majoritĂ© des appels qu’on recevait. J’avais rĂ©cemment regardĂ© les abonnements Proximus et le tĂ©lĂ©phone fixe n’est mĂȘme plus proposĂ© comme option aujourd’hui !

En sommant le tĂ©lĂ©phone fixe (plus les options du tĂ©lĂ©phone fixe : « voir le numĂ©ro appelant ») et la tĂ©lĂ©vision (plus les options de la tĂ©lĂ©vision : « revoir des Ă©missions passĂ©es »), ça commençait Ă  faire beaucoup d’argent jetĂ© par la fenĂȘtre. Et mĂȘme notre abonnement fibre Ă©tait complĂštement obsolĂšte: le nouvel abonnement propose, pour le mĂȘme prix, un dĂ©bit double.

Je voulais donc tout remettre Ă  plat. Mais “tout remettre Ă  plat” voulait dire aussi aborder la question des GSM qu’on a depuis des annĂ©es chez BASE. L’idĂ©al aurait Ă©tĂ© de les regrouper avec notre abonnement Internet, mais la derniĂšre expĂ©rience dĂ©plorable que j’avais eue avec la hotline Proximus m’avait un peu dĂ©couragĂ©. En effet, perdre son numĂ©ro GSM (c’est le risque) serait une vraie catastrophe aujourd’hui. J’ai activĂ© la double authentification pour la plupart des sites sur lesquels je me connecte, et mon tĂ©lĂ©phone, et en particulier mon numĂ©ro, est le seul moyen de m’identifier. Si je le perds, j’en ai pour plusieurs jours de travail pour tout changer (si j’y arrive !). Jusqu’à hier, j’hĂ©sitais donc Ă  faire ce changement. Et puis je me suis dit : « Allez, on y va ».

Finalement, Ă  premiĂšre vue, tout s’est trĂšs bien passĂ©, du moins jusqu’à prĂ©sent. La dame tunisienne au bout du fil avait l’air, cette fois, trĂšs compĂ©tente. Elle nous a promis de nouvelles cartes SIM dans notre boĂźte aux lettres dans les trois jours ouvrables (sait-elle que bpost sort d’une longue grĂšve de plusieurs semaines ?). Quant Ă  notre connexion Internet, elle requiert un nouveau modem qu’on va nous installer la semaine prochaine.

Croisons les doigts pour que tout se passe bien. En tout cas, la TV est dĂ©jĂ  coupĂ©e. Et notre tĂ©lĂ©phone a poussĂ© son dernier cri hier soir (une unique sonnerie d’agonie) !

Une page se tourne. Ça fait bizarre de se dire qu’on n’utilisera plus jamais la tĂ©lĂ©vision, ni le tĂ©lĂ©phone comme avant…